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Amoureux des confins, hantant les zones frontière, Vahé Godel poursuit son errance, n'en finit pas de recueillir des indices, de réunir des preuves de sa propre existence: des arbres, des oiseaux, des voix, des lambeaux d'espace et de temps, des vivants et des morts… : une sorte de mosaïque, donc, ou plutôt de rhapsodie.
Extrait : “Il y a belle lurette que je ne grandis plus. Seuls continuent de croître mon étonnement, mes doutes. Mes trous de mémoire. […] Ma patience. Mon impatience. Mes souvenirs d'enfance.” |