Rainer Maria
Rilke
Né à Prague en 1875, mort près de Montreux
en 1926, Rilke, immense lecteur, parfois
traducteur, auteur dont la table de travail sera la
seule patrie, a laissé à la postérité une œuvre
poétique considérable, mais aussi un roman,
quelques « jeux » dramatiques, de nombreux
journaux intimes et une abondante correspon-
dance. Héritier, entre autres, de Nietzsche,
Kierkegaard, Maeterlinck, Ibsen, pétri de
souffrance et d’angoisse existentielle, son art
poétique pourrait se résumer en ceci qu’il ne
cessera jamais de chercher à s’affranchir des
« contraintes stériles de la parole » pour revenir
au mouvement silencieux des âmes, dans l’in-
distinction de la vie et de la mort, du songe et
de la réalité, de la douleur et de l’allégresse.