ISBN 978-2-88340-158-7
Pages 264
Format 15 x 22
Prix 32 CHF
29.50 €

SchwarzenbachLe Génie dédaigné. Albert Einstein et la Suisse

Traduit de l’allemand par Etienne Barilier ; 8 photos

A l’occasion des 100 ans des découvertes d’Albert Einstein, ainsi que des 50 ans de sa mort, cet essai biographique s’attache au rapport du physicien avec la Suisse. En s’appuyant sur des documents nouveaux, il ressort, entre autres, que la Suisse de 1933 était tout sauf ravie de voir que le plus célèbre des prix Nobel cherchait la protection diplomatique de la Confédération helvétique au moment où les nazis confisquaient ses biens à Berlin. L’ouvrage évoque son séjour à Aarau, où il arrive en 1895, à l’âge de 16 ans, et obtient sa maturité. Cinq ans plus tard, il renonce à sa nationalité allemande et obtient le passeport suisse. Il vit ensuite à Zurich, où il fait ses études à l’Ecole Polytechnique fédérale et tombe amoureux de Mileva, une étudiante serbe qui deviendra sa première femme. Il trouve en 1902 un poste à Berne à l’Office des brevets, où il restera sept ans. C’est à cette époque que ce père de famille de 26 ans fera ses découvertes fondamentales hors de tout cadre universitaire. Il devra attendre 1909 pour que l’université de Zurich lui accorde une chaire de professeur extraordinaire. Après près de 20 ans passés à l’Académie prussienne de Berlin, Albert Einstein quitte l’Allemagne nazie et s’embarque en 1933 pour les Etats-Unis où il vivra désormais. Néanmoins, tout en se considérant comme citoyen du monde, il ne renoncera jamais à son passeport suisse. “J’aime ce pays autant qu’il ne m’aime pas”, écrit Albert Einstein au sujet de la Suisse.

Extrait de l’avant-propos d’Alexis Schwarzenbach : “Si j’ai décidé récemment de reprendre ce thème, cela tient d’une part au fait que durant le dernier demi-siècle une grande quantité de sources nouvelles ont été mises au jour… D’autre part, dès que je me suis penché sur ce thème, il m’est apparu que la littérature consacrée au célèbre physicien est due en général à la plume d’auteurs qui ne sont pas suisses. Ces auteurs n’ont qu’une familiarité très relative, pour ne pas dire nulle, avec l’histoire d’une petite république alpine peu représentative sur le plan géopolitique.”

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